#172 Remonter sur scène !

Cette dernière semaine fut... chargée, tu sais. J'ai commencé ce nouveau projet dont j'ai parlé à plusieurs reprises, dans le but de combattre cette addiction sexuelle/aux rencontres et applications
Quel était ce fameux projet ? Et bien j'ai tout simplement décidé de remonter sur les planches. Cette idée me trottait déjà dans la tête depuis un sacré bout de temps. J'ai fait 3 ans de théâtre pendant mes années lycée et je n'ai jamais connu d'autre discipline capable de faire naître autant de sensations en moi. C'est donc tout naturellement, non sans effort pour combattre ma lâcheté ainsi que ma flemme légendaire, que je me suis inscrit dans une association de théâtre amateur (qui m'a été recommandée par de nombreuses personnes) dont le premier cours a eu lieu mardi dernier.

Les débuts ont été très difficiles, comme pour tout le monde j'imagine. Entre les petits nouveaux, les anciens et les intermédiaires - à savoir ceux qui sont là depuis moins de trois ans- les personnalités étaient/sont nombreuses. Nous sommes 16, un gros effectif pour une troupe. Il faut dire que notre cours est celui qui est le plus plébiscité puisque c'est le seul cursus qui propose, en plus de la pratique théâtrale, un travail sur le corps et sur la voix. Car oui, le but de tout ça est de monter à terme une sorte de "comédie musicale" dans un théâtre parisien, rien que ça.

Nous avons commencé le premier cours par des exercices simples basés sur la confiance aux autres, la voix, l'imaginaire... et par les fameuses improvisations qui représenteront un grand item de notre apprentissage tout au long de l'année. Le prof, que j'appellerais Gustave, m'a désigné en premier pour monter sur scène avec un thème d'impro... Impressionné, intérieurement flatté, c'est tout tremblotant que j'arrive sur le plateau, face à ces 14 individus que je ne connais absolument pas.

Accompagné d'une comédienne intermédiaire (cf. un paragraphe au-dessus), Gustave plante le décor : "Vous êtes en couple. Lucas, tu rentres, tu as découvert que Fleur te trompait, allez-y" et demerdez-vous. Après un premier essai chaotique et des remarques de Gustave et son assistante qui m'ont littéralement fait goutter de sueur sur place, nous avons droit à un deuxième essai, après que j'eus  épongé toute cette sueur qui luisait sur mon visage, bien entendu. Le deuxième essai se passe largement mieux. J'étais déjà moins angoissé, les quelques remarques positives des spectateurs qui réussissaient à parvenir jusqu'à mon oreille m'encourageais : "c'est pas mal ça!". Beaucoup de compliments me concernant après cette première improvisation, beaucoup d'encouragement pour ma partenaire. Les gens semblent bienveillants les uns envers les autres. Le reste du cours s'est déroulé pour ma part en tant que simple spectateur. J'ai eu droit à quelques questions sur ma pratique théâtrale à la fin, quelques douceurs également qui m'ont sincèrement touché. Le cours s'est terminé à 23h15, tout le monde est parti boire un verre après pour faire connaissance... sauf moi.

On connaît mes problèmes de socialisation, j'ai littéralement été pris de panique à l'annonce de ce verre, entouré d'une vingtaine de personnes avec qui je serai sans doute très proche dans quelques mois mais avec qui pour l'instant, je ne me sens pas spécialement à l'aise. Alors j'ai préféré partir. Gustave s'est apparemment rendu compte de mon absence et aurait déclaré à tout le groupe "Merde. J'espère qu'il va s'inscrire car il est bon". J'ai su ça par par une amie qui ne pratique plus mais qui a fait partie de l'association pendant de nombreuses années et qui a gardé de nombreux contacts avec les membres de l'assoc'.

Je suis très enthousiaste à l'idée de finaliser mon inscription définitive mardi prochain et j'ai vraiment hâte de commencer cette nouvelle aventure.
Seulement, contrairement à ce que je pensais, je ne suis pas sûr que cela m'aide à bien gérer ma dépendance aux applis et aux rencontres (sexuelles) d'une manière générale, car la première chose que j'ai fait en sortant du cours, c'est allumer Hornet et constater que j'avais reçu un message d'une très vieille connaissance, Ian... 





Lucas Lopes

Blogueur depuis 2012. Lucas, 20 ans, suceur de bites et fumeur de joints. J'aime envisager mon écriture comme étant une forme de psychothérapie.

5 commentaires:

  1. Bah, ça ne peut pas être efficace dès la première fois !

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    1. C'est sûr... Les consulter n'est pas un problème en soi, faut juste savoir le faire avec modération...

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  2. Felicitations pour t'y être remis (au théatre) :-)

    Quant à Ian, il ne manque pas de culot de te recontacter, lui qui n'en a rien à foutre de toi en dehors de ta queue (mais il aurait tort de se priver si jamais t'es réactif)

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    1. Merci ;)

      Je m'en fiche un petit peu de lui maintenant, je trouvais juste significatif de terminer le billet là-dessus

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    2. C'est vrai que pour l'écriture de ton article, c'était tombé à pic :-)
      Si ca se trouve, il t'a contacté sans même te reconnaitre. On m'a déjà fait le coup, 1 an plus tard, et je n'en reviens toujours pas !

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