#177 Affect plat

Faisons le point ! Le début prometteur et passionné de mon idylle avec Quentin s’est fracassé aussi vite qu’il est arrivé. Et un nouveau nom s’inscrit sur le tableau des déceptions. Ça fait à peu près deux semaines que j’ai retrouvé ces bon vieux amis, célibat et torpeur, et sur l’échelle de la joie de vivre, on peut dire que je me situe entre-deux : pas euphorique, pas déprimé pour autant, juste calme, neutre. 

Pas forcément besoin de quelqu’un pour être heureux, j’essaie d’envisager le temps, que je ne mets pas à tenter de combler quelqu’un, pour moi. Ça me permet de me recentrer sur moi, de ne plus chercher l'attention de l'autre, pour pouvoir ensuite repartir de plus belle dans une nouvelle aventure. Les histoires se suivent, ne se ressemblent pas, j'évolue aussi. 

En attendant, je mets les rencontres un peu de côté - aussi bien volages que plus approfondies. La possibilité de recevoir un mec chez moi n’a pas encore été particulièrement exploitée. Sauf hier soir, pour un petit plan de 20 minutes, sans réelle importance. Plus j’expérimente de choses, plus je me découvre des passions de dominateur, en plus de ceux plus soumis, c’est intéressant. Mais je n’y consacre pas tout mon temps : d’une part, une infection des gencives due à un trop plein de tartre situé dans le fond des dents m’empêche toute pratique de la fellation - car entendons-nous bien, il est hors de question pour moi de sucer un bout de plastique - et d’autre part, j’ai plus trop le temps, non plus. 

Les journées sont courtes par ici, bien chargées ou alors juste assez légères pour me laisser le temps de décompresser : déplacements professionnels, réunion familiale pour les 60 ans de mon père, la vie parisienne et toutes ses activités à portée de main, le théâtre, les trucs administratifs simples mais qui prennent une proportion et une longueur disproportionnée quand tu les as laissé traînés trop longtemps… Bref ! Je me sens vite dépassé, surtout quand on sait que j’ai désespérément cherché pendant des années à combler mes journées. Peut-être te souviens-tu de ce Lucas, là ? 


Quoi qu’il en soit, je savoure ma nouvelle Indépendance, avec un grand I. 

Lucas Lopes

Blogueur depuis 2012. Lucas, 20 ans, suceur de bites et fumeur de joints. J'aime envisager mon écriture comme étant une forme de psychothérapie.

10 commentaires:

  1. "Pas question de sucer un bout de plastique"... franchement ça dépend vraiment de ce qui le remplit et comment. Il faut aussi franchir un seuil psychologique, mais c'est tellement plus prudent. Protège-toi Lucas !

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  2. S'il est exact qu'il ne faut pas non plus sucer n'importe quoi, je suis tout de même assez d'accord avec Lucas concernant l'inutilité de sucer (ou de se faire sucer -en ce qui me concerne-) avec un bout de plastique.

    Au moins, on a toujours la chance de ne pas courir de risques avec les calins, surtout en ces moments plutôt froids... :-)

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    1. Merci :-)

      Oui, c'est sur qu'il ne faut pas sucer n'importe quoi ;-)

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  3. Je précise que j'étais du même avis que vous deux il y a quelques temps et que j'ai été confronté à 3 réalités :
    - tomber une première fois sur un mec qui suçait divinement bien avec une capote ;
    - sucer des queues qui faisaient oublier le latex ;
    - deux potes qui se sont fait une belle frayeur avec la syphilis dans un cercle connu.
    😄

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    1. Hello,

      Je ne pensais pas que cette simple phrase créerait le débat.

      À vrai dire, je suis pour une attitude responsable, prudente et sans trop de risques... Mais en pratique, il m'apparaît pour l'instant inconcevable et rédhibitoire de pratiquer la fellation sur un préservatif.

      Et j'ai conscience des risques que ça peut représenter de dire ça mais je le pense sincèrement.

      En définitif, je dirais que c'est une question de plaisir, d'habitude peut être.
      Je ne me vois pour l'instant pas près à faire une croix sur un plaisir que je recherche en pratiquant cela. Ce serait contre productif, en quelque sorte.

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    2. D'accord avec toi... tout en l'étant aussi quelque part avec Estèf.
      C'est compliqué tout ça ! :D

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  4. Je confirme ce qu écrit Estef , étant l in des deux qui a failli choper la syphilis , maladie qu on chope tres facilement et en recrudescence actuellement . Il faut vraiment faire gaffe ! Donc sucer sans capote uniquement si on est vraiment sûr de son partenaire . Sinon, rester sur la capote ....c est une contrainte de plus, mais c est dans la contrainte qu on fait les plus belles œuvres d art, et qu on trouve l imagination pour rendre les moments contraints

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    1. Pour rendre les moments contraints inoubliables!

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  5. Oui je suis en parti d'accord.... Fellation par capote!!? Sucer sans capote si et seulement si vous vous connaissez et êtes sûr de votre partenaire là peut etre mais si se n'est pas le cas beihh c'est or de question...

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  6. Oui je suis en parti d'accord.... Fellation par capote!!? Sucer sans capote si et seulement si vous vous connaissez et êtes sûr de votre partenaire là peut etre mais si se n'est pas le cas beihh c'est or de question...

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