#55 Dépistage VIH

Passage obligatoire à partir du moment où on commence à avoir une vie sexuelle, et encore plus quand on est pédé, je ne sais pas ce qu'il y a de plus difficile quand on a prit la décision d'aller faire un test de dépistage VIH...


  • Le temps d'attente 
Commençons par le début. D'un naturel assez peu patient, j'ai déjà du mal a attendre un métro qui est annoncé pour dans plus de 3 minutes, alors attendre des heures dans un hôpital à l'odeur bien particulière d'hôpital (un mélange de matériel stérile, de vieux, de peinture fraiche et de mort) avec aux murs tout un tas d'affiches de prévention (du genre "Le préservatif est le premier moyen de protection contre le VIH, normal qu'il rougisse un peu" ou "Vous le trouvez mignon ? Ces ex's aussi.") toutes plus glauques les unes que les autres, c'est pas évident. C'est durant cette phase d'attente que tu réfléchis à tout ce que tu as pu faire et que tu commences à stresser, à te dire, "merde, et si celui-là était infecté ?", "est-ce que j'ai bien fait de baiser avec lui ?", ces questionnements sont la plupart du temps renforcés par une radio des plus mortuaire (je ne citerai pas Radio Nova) diffusée dans toute la salle d'attente ayant pour but, soit de dissuader certains patients et de bénéficier ainsi d'un gain de place non-négliegable, soit d'inviter les patients à entreprendre une certaine introspection qui, bien souvent, se conclue par un "c'est bon, je l'ai c'est sûr".


  • Les autres éventuels porteurs-VIH

En règle générale, la salle d'attente n'est pas un endroit où il est possible d'entreprendre une méga-soirée, il y manque souvent un peu d'ambiance, surtout quand Radio Nova est diffusée en boucle (bon, j'arrête). Mais une salle d'attente pour un test VIH, c'est encore pire. Certaines personnes te regarde de haut en bas et semblent dresser un portrait de toi et de ta vie sexuelle. Lui, il est pédé. Lui, il est en couple. Elle, elle s'est fait cocu. Bref, les regards en disent long. Il y a aussi ces regards qui, parfois, sont totalement éteints, vides et qui te font ressentir presque toute la misère du monde. D'une manière générale, tu sais que pour ceux-là, ça doit vraiment être pénible d'être ici a attendre que son numéro d'anonyme soit appelé. Il reste l'asociale qui reste sur son smartphone jusqu'à ce qu'il soit appelé, ou la maniaque qui, en l'espace d'une heure, a vidé et rangé trois fois son sac, eux, généralement, ils sont là pour un simple contrôle histoire de voir que tout est OK.


  • L'entretien 

C'est pour moi, et pour beaucoup d'autre je pense, le moment le plus pénible du processus (avec les résultats). L'entretien avec le médecin qui bosse à la chaîne. Une fois entré dans le bureau, ça y'est, plus de retour en arrière possible. Les questions indiscrètes arrivent très vite derrière. "Combien de partenaires avez-vous eu au cours de cette année ?", "Des hommes? Des femmes?", "Y'a-t'il eu des pénétrations sans protection ?", "Avez-vous reçu du sperme dans la bouche ?", " Vous droguez vous ? ", " Vos partenaires se droguent-t'ils ? ", " Par voie intra-veineuse ou inhalée ? ", " Partenaires officiels ou occasionnels ? ", " Des hépatites connues au sein de votre famille ? ", etc. etc. Le médecin pose ses questions et tape sur son ordinateur d'une froideur déconcertante pendant que toi, t'essaies de reproduire dans tes réponses la gêne qu'il aurait du avoir. J'aime pas raconter ma vie, sauf à ma psy, mais j'aime encore moins déballer ma vie sexuelle à une inconnue, c'est la raison pour laquelle l'obligation de mentir ou d'omettre certains détails se fait vite sentir... Cet entretien dure entre 10 à 15 minutes et permet d'identifier les tests, les plus importants, à faire (syphilis, hépatites, VIH...).


  • La piqûre
C'est pas un moment agréable, surtout quand l'infirmière qui te pompe le sang tel un vampire des temps modernes est froide comme un glaçon et semble être défoncée sous extasie bas de gamme. T'es donc pas forcément emballé à l'idée de lui confier ton bras, tu te dis que si ça se trouve, dans un élan de folie elle va te l'arracher et te le faire bouffer, mais t'es pas forcément en mesure de riposter. Donc tu lui donnes, elle pique, elle pompe. Ça dure pas longtemps, mais je dois avouer que cette prise de sang a été particulièrement douloureuse, et pourtant j'ai eu l'occasion d'en faire au cours de ma vie. Cette infirmière était la même qui m'avait pris mon sang il y a un peu plus d'un an, pour les mêmes raisons. Déjà, je la trouvais chelou, mais un an après c'est encore pire, elle en a peut-être marre d'être calée au même endroit...


  • L'attente / Les résultats
Un instant qui détermine le reste de ta vie. Une simple lettre. Des mots. Des caractères noirs sur une feuille de papier qui t'informeront sur oui ou non tu l'as. Une attente longue et affreuse, un tas de questionnements, de remises en questions, de regrets, de remords, de larmes. Cinq jours qui paraissent être une éternité. Tu te mets à imaginer les chercheurs en blouse blanche devant ton sang, à écrire sur leur ordinateur "positif" ou "négatif", pour eux, tu n'es qu'un tube de sang potentiellement infecté. Pour toi, c'est beaucoup plus, c'est toute ta vie, tes espoirs, tes projets, tes attentes, qui peuvent être balayées à cause d'une seule erreur, d'un seul moment de faiblesse, d'une seule connerie. Alors, en attendant le verdict final, tu essaies de ne pas trop y penser, tu essaies de voir des amis ou tu partages tes craintes sur un blog.





Lucas Lopes

Blogueur depuis 2012. Lucas, 20 ans, suceur de bites et fumeur de joints. J'aime envisager mon écriture comme étant une forme de psychothérapie.

13 commentaires:

  1. Bon courage en attendant le "verdict"...

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  2. Ne dis pas que c'est une seule erreur ou un seul moment...
    Un rapport potentiellement contagieux sur dix l'est... Donc faut quand même avoir pris pas mal de risques (évidemment comme dans toutes moyennes il y a le facteur chance, mais 100% des gagnants ont tentés leur chance.)

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    1. c'etait juste une "expression"...
      Mais le jour où je plaindrai un homo qui attrape le sida autrement que par un viol, un acte chirrugicale ou en étant victime d'un adultère n'est pas venu.
      Il faut prendre ses responsabilités.Quand on baise avec n'importe qui, n'importe quand, n'importe comment, on peut attraper n'importe quoi (y compris des bactéries ,infections diverses et variés etc etc..) L'état sanitaire du milieux homo est une catastrophe.Le politiquement correcte empêche de le dire..mais c'est la vérité (les homos ont quand même fait réapparaître la syphillis que l'Humain avait mis des siècles a éradiquer d'occident...faut le faire!)... Donc bon, tu as peur tu as peur, mais si tu l'as ou l'attrapes un jour, tu sauras à qui t'en prendre.

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    2. Donc pour toi si un homo n'attrape pas "le sida autrement que par un viol, un acte chirrugicale ou en étant victime d'un adultère", c'est qu'il l'a bien cherché ? Belle conception piteuse de l'humanité.

      De plus, je ne te permet pas de dire que je baise avec n'importe qui, n'importe quand, n'importe comment, étant donné que c'est faux : tout ce qu'il y a à savoir est dit ici. Je ne pense pas encore m'être envoyé tout Paris ! Si tu penses que et c'est le cas, je t'invite à aller faire un tour aux archives.
      Et juste au passage, tout le monde baise, y'a pas que les hétéros ;-)

      Je te prierai à l'avenir d'éviter tes jugements de valeurs à deux balles et de t'abstenir si c'est pour dire de la merde ou remuer le couteau dans le plaie de quelqu'un qui n'en n'a franchement pas besoin.

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    3. J'ai lu ton blog mais désolé, je ne ferais pas de politiquement correcte pour te plaire.
      Je n'ai pas dit que dans le cas que tu extrait "il l'a bien cherché" mais qu'il faut assumer quand on joue avec le feu qu'on peut parfois se bruler.... Certes c'est triste de se bruler. Mais entre la victime d'un incendie et un pyromane pris au piège, l'appreciation de la misére des victimes ne peut pas être la même.
      Ou alors tu acceptes de pleurer des jours entiers pour les vieilles déprimés par la perte de leur chihuahua en placant ces douleurs absoluments sincéres pour elles, comme equivalentes a celle de parents perdant un enfant!
      Il faut accepter une gradation dans le mérite, dans la responsabilité, dans l douleur. Sinon la société n'a aucun sens. D'ailleurs depuis que par politiquement correcte on veut tout lisser et dire que tout se vaut, on voit bien comment évolu la société vers davantage d'individualisme et d'egocentrisme (ce n'est pas moi qui le dit mais des études absoluments serieuses et menés un peu partout dans cet occident post 68 ).
      Donc désolé, tu avais écris un bon post sur le cancer... mais je ne comprends pas que tu puisses dire qu'un homo du milieux, qui consomme et jette de l'humain comme d'autre un mouchoir,capitaliste a l'extreme en matiére d'humanité et de respect de l'autre, mérite la compassion et l'appitoiement de la société au même titre qu'un cancereux qui n'a rien fait pour attraper cette terrible maladie ou qu'un depressif victime d'un contexte infernal (on a là deux des 3 premiers causes de mortalité sur terre avec les maladies cardiaques ) lorsqu'il finit par attraper le sida (en sachant qu'un rapport sur 10 contaminant l'est effectivement).
      Moi je pense aux victimes, à ceux dont on banalise la souffrance car elle est "comune" et que leur statut de victime nous attristerait trop... bien plus qu'à ceux qui veulent se foutre en l'air sciemment et qui viennent aprés pleurer sur leur misère...quand les regrets les emplissent.
      Il y a un prix a tout...et je ne suis pas d'accord avec ton poncif "une érreur, une seule foi " etc...Oui ca arrive mais c'est une infime minorité Lucas, alors ne céde pas à ce discours du pathos mené par les associations homos qui ne veulent montrer de l'homosexualité que ce qui les arrange (et leur apporte subvention et CA).
      Je réagis cette foi car ton blog me semblait bien depuis le debut, différent de la masse du milieux parisien, car tu es jeune et pas encore salope contrairement a tant d'autres...mais là cette façon de parler du sida, cliché au possible, présenté comme une nouvelle coutume qui va avec les autres (plans cul, vie sans songer au landemain etc ) du milieux m'attriste...Peut être est ce le fruit de tes reflexions estivales ...et je le déplore...
      Par ailleurs je n'ai nul part dit que je prétendais que tu t'etais envoyé tout Paris.
      Enfin, oui, tout le monde a des relations sexuelles, mais désolé, sortis de certains milieux , le mode de vie des homos est tout sauf une norme...Je n'ai jamais rencontré d'hetero fille ou garçon qui baisaient en abatage , systématiquement, avec cette frénésie sans consideration pour l'humain que tu décris si bien dans un post... Arretez de dire que votre mode de vie est une norme.c'est faux y compris parmis les homos! La société n'est pas homonormé parceque les homos sont a la mode (pour des raisons marketings il faut le dire).

      Donc comme tu le vois, pas de jugement de valeur...Et si "tu n'en as vraiment pas besoin" je te dis moi que si tu glisse petit a petit vers le mode de vie du milieux (et pas de "je suis pas salope j'ai baisé que 10mecs par ans"), ce n'est pas ça qui te fera aller mieux...

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    4. Il y a quelque-chose que je ne comprends pas. C'est le fait d'avoir fait un test ou le fait d'avoir peur du résultat qui te fait me dire de telles choses ? Quand je parle d'unique erreur, je parle du rapport contaminant en soi. Pas de si oui ou non j'ai baisé avec plus ou moins de 10 mecs cette année.

      Je pense que tout le monde peut faire un test et avoir peur du résultat s'il a fait l'amour avec quelqu'un, je débat pas forcément de séropositivité avec tous les mecs qui me parle, et encore moins en plein rapport. Y'a mieux comme préliminaire. Je me protège toujours et ne baise pas avec n'importe qui. Il est important de préciser que tous les garçons avec qui j'ai couché représentaient quelque-chose pour moi. Ils n'étaient pas rien. J'ai pas une vie de free-sex. Je suis peut-être parfois naïf, un peu fleur bleue, mais je suis pas une pute. J'ai l'impression que c'est le message que tu cherches à faire passer dans tes commentaires, et je dois avouer que cette image ne me plaît pas.

      D'ailleurs, j'ai pas vraiment compris ton dernier paragraphe. C'est pas ce qui me fera aller mieux de glisser petit à petit vers le mode de vie du milieux ?
      Euh, sur quoi tu te bases ?

      Que les choses soient claires, je faisais uniquement allusion à moi et à moi-seul dans cet article. Je ne faisais aucune allusion au milieu gay, tel qu'il soit. Dans mon cas, si j'ai le sida, oui, ç'aura été à cause d'une seule erreur, d'une seule connerie. Quoi que tu en dises "Anonymous".

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    5. Disons que ce qui m'a déçu c'est qu'en reprenant ce blog que je n'avais pas lu depuis quelques temps, en lisant ça j'ai eu l'impression que tu avais eu un comportement te menant à craindre .... et donc je trouvais ça d'autant plus décevant que tu paraissais différent jusque là...Non je n'ai pas dit que tu étais une pute mais j'ai lu ce post là et ça m'a refroidit...

      reste qu'il te faut corriger une idée reçu qui fait beaucoup de tors aux jeunes gay: Il FAUT parler du statut et du mode de vie avant de baiser ou se renseigner sur le mode de vie... car si tu attends d'avoir éjaculé pour en parler, c'est peut être un peu trop tard... Il est illusoire et coupable de dire que ce n'est pas top comme préliminaire...
      tu préféres baiser avec le meilleur cou de ta vie, un homme que tt le monde veut et qui à toutes les qualités mais qui va te refiler le sida ou une autre IST parceque tu n'as pas voulu jouer les "relou" ou casser le mood et te montrer super" chaud" en préliminaire, ou tu veux passer un bon moment sans soucis avec quelqu'un avec qui tu as assez confiance pour avoir une relation sexuelle et donc parler de ça???
      C'est étrange d'ailleurs...et assez incohérent... tu aurais donc le courage d'être nu devant un mec, de gémir, de jouer les chauds au lit, de te montrer a nu au propre comme au figuré ....mais pas de lui parler un minimum de santé et de sécurité?.Comme si c'etait plus source de complexe que ce qui est énuméré précédemment??? Etrange je trouve.
      Moi qui n'ai eu que des relations avec des gens qui ont vraiment représenté quelquechose pour moi, j'ai été bien plus a l'aise justement pour aborder le sujet...et eux aussi...(et pourtant je peine moi, a être a l'aise au lit avec quelqu'un si je ne le connais pas bien, comme lorsque tu décrivais ton expérience de plan cul, qui ne m'est jamais arrivé car justement, je ne pourrais pas en arriver là et le résultat serait le même que le tiens... il faut dire que je ne bois pas...)

      Enfin, sache que le sida, s'attrape aussi en suçant. Penser qu'on ne prend pas de risque est idiot. Le lobby évite que cela se dise, mais les professionnels des centre de traitement du sida (que je connais pour avoir deux amis qui l'ont eu curieusement en suçant mais pas l'un avec l'autre)s'alarment...Les cas de contamination par fellation chez les homos sont de plus en plus fréquent depuis 5/6ans apparemment a cause de souches trés virulentes... donc tu vois, le sida, c'est avant toute chose qu'il faut en parler. De plus il semblerait que les jeunes homos ont de plus en plus de rapports non anals ce qui n'arrange rien ..
      Quand aux autres IST et MST qu'un simple bisous peut transmettre, je pense que là ,mieux vaut connaitre un minimum le mode de vie (souvent caché) de celui dont on envisage de partager la salive... Certes c'est pas aussi cool que de se bourrer la gueule en soirée et se laisser aller avec un mec trop mignon...mais les hépatites peuvent être trés graves a long terme (cancers ) et la syphillis, parfois indetectable avant un stade avancé l'est également...

      Pour te dire que cela ne te fera pas aller mieux, je me base sur mon expérience. Ca n'a jamais fait aller mieux personne sur le moyen/long terme...même si être comme tout le monde est rassurant et réconfortant...surtout dans un milieux aussi dure que celui des homos...

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    6. Comme tu dois t'en douter, j'écris pas dans ce blog pour plaire aux autres et encore moins pour créer un contre-stéréotype visant à contrecarrer l'idée selon laquelle les gays, pour la plupart, sont des baiseurs fous, des êtres imprudents, et bla bla bla. J'en ai rien à foutre.
      J'ai écrit cet article sur le dépistage parce-que l'occasion s'y portait. Et ça s'arrête là. Il est important de noter que je ne parle pas non plus que de moi dans cet article mais des gens en général, de ce que je peux voir et interpréter. Je n'ai pas non plus besoin d'un cours sur le VIH, je sais comment il s'attrape et les risques que je cours en suçant sans capote (par exemple). Je suis prudent mais pas prêtre pour autant. C'est imprudent mais je prends les probabilités comme argent comptant dans ces situations.

      Et avoir "ce comportement" ne fait pas forcément de moi quelqu'un d'inconscient, ou de mauvais, ou collant parfaitement à l'image de la petite pédale parisienne se déambulant dans le Marais avec un sac à main dans l'espoir de se faire piner par un bg. J'exagère mais c'est pour te donner une idée claire.

      Je pense n'avoir rien d'autre à ajouter.

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    7. Ok.
      Je te pensais plus cool.
      Ciao.

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    8. Je suis généralement pas très cool quand on sous-entend que j'suis une pute ou que si j'ai le sida, c'est bien fait pour ma gueule. À plus.

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    9. Rien que de faire le test nous pousse à nous remettre en question et à se dire "Mince, et si ... ??". Ce n'est pas pour autant que l'on a pris énormément de risques, c'est juste la situation qui fait que l'on a un instant de doutes.

      Déjà, le fait de faire un test reflète une responsabilité de la part des personnes, que ce soit pour vérifier après un rapport non protégé ou juste en faire un régulièrement histoire de ne pas refiler n'importe quoi à n'importe qui.
      Après, le fait de "parler du statut sérologique et du mode de vie" de l'autre personne avant de baiser, honnêtement, avec internet et les chats on peut s'inventer un mode de vie. Pour certains je suis un enfant de coeur qui ne fait jamais de plans, pour d'autres j'suis qu'un PD qui fait des plans assez souvent. Alors, même si quelqu'un me disait qu'il est "clean", ce n'est pas pour autant que je pourrais le croire. La seule protection dans ces cas-là reste la capote, la confiance n'a pas sa place là dedans.

      Un de mes amis a chopé le sida comme ça : un plan régulier, qui se disait "clean", sauf qu'il ne l'était pas parce que depuis son dernier test il avait eu un rapport non protégé avec une personne infectée, l'avait chopé, et l'a refilé à mon pote.

      C'est facile de juger quelqu'un d'autre parce qu'il fait un test de dépistage pour savoir où il en est, mais ça ne veut pas forcément dire qu'il y a eu rapport à risque, et puis bon fuck c'est sa vie.

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