#146 Rupture amoureuse 2.0

L'équilibre est fragile. Il suffit d'un petit rien pour briser la chaîne et repartir de zéro. C'est ce qui est en train de m'arriver puisque je suis de nouveau célibataire, pour une durée indéterminée... Bienvenue dans ma rupture 2.0 



Ça s'est passé il y a pratiquement une semaine. Après un an de relation indescriptible et ô combien inattendue, Marc a décidé qu'il en avait assez et que par conséquent nos chemins devaient se séparer, question de vie ou de mort. Cette annonce ne m'a aucunement surpris. À vrai dire, je l'ai provoquée. 



Depuis plusieurs semaines... plusieurs mois même, je sentais bien que quelque chose ne tournait pas rond : plus aucun signe de tendresse, beaucoup moins de textos et jamais plus de photos coquines envoyées inopinément au beau milieu de la journée... Quelle importance me direz-vous ? Eh bien quand ton mec habite à 3h de TGV et que tu dois faire une croix sur ces parties de baise imprévues si excitantes et importantes dans ta vie de couple, recevoir une petite photo de sa bite de temps en temps, ça t'aide à patienter jusqu'au prochain week-end où vous vous verrez. 

Mais ce n'était pas seulement ça... Je sentais une distance nette dans nos échanges SMS/FaceTime mais j'en sentais également une, le peu de fois où nous étions ensemble. Il était moins patient, irritable parfois contrairement à ce que je lui connaissais et nettement plus enclin à imposer sa volonté qu'auparavant. On se voyait beaucoup moins (une fois par mois) et ne couchions pratiquement plus ensemble non plus, on ne le faisait plus que très rarement, histoire de dire qu'on baisait quand même. Mais ce sexe était un sexe que je ressentais robotisé, sans réelle conviction ni dynamisme... Très très loin des premiers rapports qui me faisaient jouir par dessus l'épaule et arroser les murs en criant "putain, oui !". 


Tout est devenu froid et formel, sans plus aucune chance de retrouver ce qu'on avait perdu. Mais comment on en est arrivé là ? Pour mieux comprendre, laissez-moi vous ramener quelques mois en arrière, le 2 janvier 2016. 

- FLASHBACK -
J'ai commencé à sentir le vent tourner peu de temps après le Nouvel An (j'en profite pour souhaiter une très belle année en retard au peu de gens qui passent encore par ici). Pour faire court, je rentrais de Londres où j'ai passé un très mauvais début d'année 2016. Arrivé à Paris, Marc m'annonçait par texto être un peu déboussolé par rapport à la distance et avoir peur que cette dernière ait raison de nous, pour reprendre ses mots. Suite à cela, nous nous étions vu comme c'était convenu et après une longue discussion ponctuée par des crises de larmes et spasmes du sanglot à n'en plus finir, il s'était finalement décidé à poursuivre notre relation. A contre-coeur j'imagine, avec le recul. 
- FIN DU FLASHBACK -

Deux mois plus tard, c'est bel et bien terminé.
Et si sa vie n'a pas l'air d'être trop affectée par mon absence, je ne peux pas en dire autant de la mienne. Je m'efforce tous les jours d'avancer et de penser aussi au fait que c'était sincèrement la meilleure des choses à faire vu ce que notre couple était devenu/en train de devenir. Mais ce qui fait mal, ce sont surtout les souvenirs; qui nous étions, ce qu'il était, ce qu'on faisait... 

Pour résumer, depuis une semaine, j'oscille. Un coup ça va, un coup ça va moins bien. Il y a des matins où je suis plus ou moins "content" de me lever (entendons-nous bien sur le sens du mot "content", comprenez "je ne suis pas entrain de pleurer à l'idée de devoir aller affronter le monde seul, une journée de plus") et il y en a d'autres où ça va pas, comme ce matin. 

Je n'ai revu aucun nouveau mec, j'en n'ai pas encore envie. Je souhaite vivre ma rupture 2.0 et mon deuil à fond, souffrir un bon coup et repartir sur de bonnes bases plutôt que de rallumer Grindr, trouver un remplaçant sur lequel porter toute mon affection et souffrir d'autant plus en découvrant que ce nouveau mec ne souhaite rien d'autre qu'une bonne partie de jambes en l'air. J'ai pas envie de faire chier un nouveau mec pour l'instant...

Quoi qu'il en soit, revenir ici me fait du bien. 
Et comme une image vaut mieux que mille mots, je m'en vais me taire et vous laisser sur ces quelques textos échangés lundi dernier, à 19h :



Là, vous vous dites "mais j'ai déjà entendu parler de ce Christophe", et oui, ici même... 

PS : Et pour ceux qui se sont posé la question, vous pourrez considérer ce blog mort le jour où en arrivant ici, vous trouvez un truc genre "adresse introuvable, erreur 404" 😉

Lucas Lopes

Blogueur depuis 2012. Lucas, 20 ans, suceur de bites et fumeur de joints. J'aime envisager mon écriture comme étant une forme de psychothérapie.

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